Vue de gauche

27 septembre 2013

Faire des économies rend-il plus riche ?

Faire des économies rend-il plus riche ?

Alors que le gouvernement présente son projet de loi de finance pour 2014, la presse et l'opposition s'interrogent en chœur. Les français sont-ils trop taxés ? La baisse des dépenses publiques de 15 milliards annoncée fièrement par le ministre des finances n'est-elle qu'un artifice ? Et les arguments techniques ne manquent pas. A coups d'infographies pédagogiques, d'interviews de Pierre Gattaz et d’assertions d'experts venant de la galaxie ordo-libérale, le peuple finit par se ranger à l'évidence du « bon père de famille » : pour être plus riche il faut payer moins d'impôts, et pour diminuer les impôts il faut faire baisser les déficits et les dépenses publics. Le gouvernement aurait donc bien raison de se lancer dans la croisade des cures d'amaigrissement de l’État. 

Difficile, dans ce contexte, de faire entendre une expression dissonante. Et pourtant, trois siècles de pensée économique invalident ces raisonnements simplistes. S'il suffisait d'équilibrer ses comptes publics pour devenir riche, le Portugal de Salazar serait devenu la puissance économique de l'Europe, et les États-Unis de Reagan un pays en voie de développement. 

L'ARGENT N'EST PAS SYNONYME DE RICHESSE

Entendons-nous bien : il existe des pays riches et des pays pauvres. Il existe des périodes de prospérité et des périodes de régression. C'est justement en voulant comprendre l'origine de ces écarts que la science économique a émergé en tant que discipline autonome. Car la première question à laquelle elle a voulu répondre était le produit d'un paradoxe. Pourquoi l'Espagne du XVIIème siècle qui, grâce à ses colonies du Nouveau monde, avait la main mise sur la production de métaux précieux, s'était-elle tellement appauvrie ? Pour résoudre cette question on a dû se rendre à l'évidence : l'argent et les métaux précieux, s'ils sont signes de richesse, ne sont pas sources de richesse. 

Mais si l'argent n'est pas synonyme de richesse, qu'est-ce donc que la richesse ? Cette question hante encore aujourd'hui les manuels d'économie. On peut cependant tenter une réponse pragmatique. La richesse exprime l'ensemble des biens dont nous avons l'usage et qui participent à notre bien-être. Ainsi, selon Jean-Marie Harribey1, la richesse sociale d'un pays n'exprime rien d'autre que la somme des valeurs d'usage auxquels nous avons collectivement accès. Autrement dit, l'argent, qui permet d'obtenir de la richesse, n'est pas de la richesse. On ne tire en effet aucun bien-être d'un billet de vingt euros, à part celui de l'échanger contre un bon repas à la terrasse d'un bistrot. Le repas est la richesse, l'argent une manière de l'acquérir.

TROIS TYPES DE RICHESSE

Mais toutes les richesses ne sont pas acquises par de l'argent. Il existe en effet de nombreux biens non achetables. La lumière du soleil, une plage en été, un beau paysage... La nature prodigue gratuitement des bienfaits qui ont un immense impact sur notre bien-être, à tel point que nous sommes prêts à payer cher pour les préserver. La loi littoral permet par exemple de préserver la gratuité et la beauté de nos côtes, et l'établissement de parcs régionaux et nationaux protège de grands territoires du pouvoir destructeur de certaines forces économiques. 

Autre richesse gratuite, le temps que nous prenons pour nous-mêmes. Ce temps peut être mis à profit pour notre bien-être en nous reposant, en effectuant des travaux domestiques, en rendant service à la voisine... Toutes ces activités contribuent à la richesse sociale et participent au bien-être. Certaines, d'ailleurs, se substituent à une dépense. On peut soi-même repeindre son salon ou embaucher un peintre pour le faire. Le résultat en termes d'apport de richesse est à peu près identique. 

Enfin, il existe des richesses dont le coût est déconnecté de la consommation. C'est le cas du patrimoine de richesse accumulé par la société. Le canal du Midi, la tour Eiffel, le réseau routier sont des richesses dont nous disposons aujourd'hui sans les payer (sauf les autoroutes). Ce coût a en effet déjà été payé par les générations précédentes et nous n'avons qu'à entretenir ce patrimoine pour en bénéficier. C'est aussi le cas de tous les services publics. De l'éclairage des rues jusqu'à notre système de santé, en passant par l'éducation, la sécurité des villes... nous bénéficions de très nombreux avantages dont nous ne payons qu'un faible coût pour y avoir accès. 

Au final, la richesse sociale disponible se divise en deux grandes catégories : la richesse marchande (celle dont on paie le droit d'usage) et la richesse non marchande (celle dont on ne paie pas l'usage). La richesse non marchande se divise elle-même en deux sous-catégories : la richesse gratuite (les bienfaits de la nature et l'usage que l'on fait de son temps libre) et la richesse non gratuite mais dont le coût n'est pas directement supporté par les usagers (le patrimoine public et les services publics). Au total, nous nous trouvons en face de trois catégories de richesses : la richesse marchande, la richesse gratuite et la richesse publique.

INDISPENSABLE RICHESSE PUBLIQUE

Confondre argent et richesse est donc une grave erreur, car l'argent ne permet d'acheter qu'un seul type de richesse, celle qui est générée dans la sphère marchande. Aussi, une société ne s'enrichit pas en dévastant la nature, en détruisant son patrimoine ou en augmentant la durée du travail. Elle ne s'enrichit pas non plus en réduisant ses dépenses publiques. Car la production de services publics constitue une part importante de la richesse sociale. Ainsi, en 2013, l'INSEE estime que les services publics en nature offerts aux citoyens français ont représenté le quart de leur consommation effective. Cette proportion s'élève à plus de 70 % du revenu des ménages les plus pauvres, mais ne représente que 10 % de celui des ménages les plus riches 2. Non seulement la richesse publique constitue une part importante de la richesse sociale, mais sa répartition est aussi bien plus égalitaire que la celle de la richesse marchande. Autrement dit, diminuer les impôts en diminuant les dépenses publiques n'est qu'un moyen d'augmenter la part de la richesse marchande au détriment de la richesse publique. Rien n'indique que les citoyens français s'en trouveront plus riches.

 

Notes
 
1/ Jean-Marie Harribey (2013), La richesse la valeur et l'inestimable, fondements d'une critique socio-écologique de l'économie capitaliste, Les Liens qui Libèrent.
 
2/ La dernière étude de l'INSEE qui rend compte des liens entre niveaux de revenus et services publics date hélas de 2003. Elle n'en est pas moins édifiante :http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1264

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12 mai 2013

L'épopée absurde des 3 %

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Ouf ! 2 ans de sursis! C'est ce que la Commission Européenne nous a accordé, pensant que la France dépassera  les 3% de déficit public en 2013 et 2014. Mais au fait, pourquoi 3%? Pourquoi pas 4 ou 5 ou zéro? D'où vient ce chiffre magique si souvent évoqué?

Par deux articles dans La Tribune (10-2010) et dans Le Parisien (09-2012), M. Labeille nous explique avec humour qu'il en est l’inventeur : « On a imaginé ce chiffre en moins d’une heure, il est né sur un coin de table, sans aucune réflexion théorique. » En 1981, Monsieur Labeille, jeune diplômé de l’École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique, était chargé de mission à la direction du Budget. Il devait surveiller le budget de l’État et prévoir le déficit à venir. Selon la période (élections, pas  élections...) il devait présenter au gouvernement puis aux médias une comptabilité optimiste et raisonnable voulue par les ministres.

Il rappelle un peu d’histoire dans ces articles. En 1975 les budgets publics sont en déficit suite au premier choc pétrolier. Sous Giscard, les finances publiques entrent dans le rouge pour ne plus en sortir. En 1979, c’est le second choc pétrolier avec cette fois un déficit public de 50 milliards (de francs). En 1981, Monsieur Labeille informe le nouveau gouvernement que ce déficit de 50 milliards sera dépassé pour atteindre les 100 milliards en 1982, les différents nouveaux ministres ayant des demandes très budgétivores. Pour freiner leurs ardeurs dépensières, Mitterrand demande qu'on leur oppose une règle simple qui paraîtra irréfutable car émanant « d’experts économistes ». M. Labeille et Roland de Villepin (cousin de Dominique) seront ces experts.

Après avoir soupesé sans conviction les avantages et inconvénients qu’il y aurait à trouver une règle en s’appuyant sur les dépenses ou les recettes de l’État, la voie du déficit fut privilégiée. C’est un mot que chacun comprend, et s’il est associé au PIB on devine que parler de « déficit sur PIB » devient compréhensible.

M. Labeille fait quelques remarques et réserves d'ordre technique sur la définition du mot « déficit » et expose qu'il n’a pas le même sens s'il est ponctuel (et résorbé dans les années à venir), ou s'il est le résultat de nombreuses années « négatives ». Il estime en effet que « le ratio du déficit/PIB n’est en aucun cas une boussole, ne mesure rien, n’est pas un critère...».

C’est pourtant ce ratio qui est retenu et présenté comme étant « ce qui est le plus sérieux et le plus fondé en magasin ». Il était d'à peu près 3% cette année-là. Laurent Fabius s'en sert pour annoncer à la presse un déficit de 2,6% du PIB tandis que Jacques Delors, ministre de l'économie, officialise que le déficit ne doit pas dépasser les 3% du PIB… Laurent Fabius n'est pas en reste et déclare alors qu'il a « toujours pensé que le déficit acceptable ne doit pas dépasser 3% du PIB »…. et lui qui ne disait rien !

Bien entendu,  Delors et Mauroy useront aussi de ces 3% comme argument pour maîtriser les finances publiques, jusqu’à ce que Mitterrand en parle comme d'une évidence. Puis viendra Maastricht et ce « 3% » français, tout prêt à servir à tout le monde, puisqu’il deviendra une condition pour intégrer la zone euro.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Très vite, les responsables de l'Union européenne s'inquiètent : comment garantir le respect des 3 % une fois les pays entrés dans la zone euro ? La solution viendra du Pacte de stabilité, signé en 1997, et auquel on concède à Lionel Jospin, nouvellement élu, l'ajout d'un substantif complémentaire. C'est ainsi qu'à Amsterdam est signé le Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC) qui inscrit dans le marbre européen le critère des 3 %.

Mais paradoxalement ce critère ne satisfait personne. En 2002, le président de la Commission européenne, Romano Prodi, se permet même de le qualifier de « stupide ». La règle des 3 % est considérée comme aveugle, rigide et bien souvent inapplicable, notamment en période de récession. De fait, elle ne sera pratiquement jamais appliquée. Avec l'arrêt brutal de la croissance européenne en 2002, les trois plus grands pays de la zone euro (Allemagne, France, Italie) voient leurs déficits dépasser allégrement les 3 % entre 2002 et 2004. Bien sûr, aucune sanction n'est prise. A cette époque, Raffarin engage l'épreuve de force avec la Commission et s'explique : « Mon premier devoir, ce n'est pas d'aller rendre des équations comptables et de faire des problèmes de mathématiques pour tel ou tel bureau ». Résultat, les grands pays d'Europe obtiennent un assouplissement de la règle des 3 % et évitent les sanctions.

Après 2005, la situation se maintient quelques années. Tous les pays font semblant de respecter cette règle, tout en sachant qu'aucune sanction ne sera jamais prise vu que l'Allemagne a connu un déficit public supérieur à 3 % pendant cinq années consécutives, de 2001 à 2005 sans jamais être sanctionnée. C'est la crise de 2008-2009 qui met fin définitivement aux 3 %. En 2009, les déficits publics de tous les pays explosent. Au sein de la zone euro, seul le Luxembourg parvient à maintenir un déficit public inférieur à 3 %. L'heure est alors aux plans de soutien à l'économie et à la consommation des ménages. En France, Devedjan est nommé ministre de la relance. Des aides financières sont accordées aux chômeurs pour favoriser leur consommation. L’État intervient tous azimuts dans l'industrie, dans ses dépenses d’investissement, en instaurant le RSA, en sauvant les banques... et parvient à éviter l'effondrement de l'activité. Cette année, la France connaîtra un déficit public de 7,5 % de son PIB.

Cette parenthèse sera néanmoins de courte durée. En 2010, la crise grecque est l'occasion d'une revanche des tenants de la rigueur. C'est la BCE de Jean-Claude Trichet qui est à la pointe du combat. L'institution de Francfort s'inquiète en effet des conséquences de l'endettement massif des États sur le système bancaire européen. Il apparaît en effet que de nombreux pays du sud risquent l'insolvabilité et le défaut, ce qui serait une catastrophe pour les banques des pays du Nord. Machine arrière toute ! Les dettes doivent être remboursées. Et pour cela, rien de tel que la mise en place de politiques d'austérité drastiques, sous l'égide du FMI et sous l'arbitrage des marchés financiers et des agences de notation.

Ce renversement brutal de politique économique sera l'occasion de mettre en place une nouvelle règle d'austérité qui sera plus dure, plus brutale, en d'autres termes plus stupide que la précédente. C'est le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG) de l'Union européenne. Ce traité supprime toute référence aux 3 % et remplace ce critère par une notion encore plus confuse, le « déficit structurel » qui doit être égal à... 0 % lorsque les États connaissent une dette publique supérieure à 60 % du PIB (ce qui est le cas de la France).

Le problème est que personne ne sait comment on calcule un « déficit structurel » qui ne mesure non pas le déficit comptable, constaté en fin d'année, mais un déficit théorique celui que connaîtrait l’État si sa croissance était à son niveau « potentiel ». Or, la croissance potentielle, en période de crise, personne ne sait la calculer. Tout comme le PSC, le TSCG prévoit des sanctions pour les pays ne respectant pas cette règle. Mais comme très peu d’États sont en en mesure de la respecter, la Commission européenne a demandé aux États, non pas d'atteindre immédiatement l'équilibre, mais d'aller vers l'équilibre. C'est dans le cadre de ce retour à l'équilibre que s'inscrit le 3 % dont on parle actuellement. La règle est donc très différente aujourd'hui de ce qu'elle fut. La France ne s'est pas seulement engagée à respecter les 3 % en 2014... mais aussi à atteindre les 0 % en 2017 (maintenant 2019). Ces 3 % ne sont donc plus qu'un critère d'étape. Ils n'en restent pas moins stupidement dogmatiques. Et de même que les 3 % n'ont jamais été réellement appliqués, nous pouvons parier que le sort réservé au TSCG et aux 0 % ne vaudra guère mieux.

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28 avril 2013

Un grand emprunt pour financer la relance économique et la croissance de demain

La France est riche. L'INSEE rappelle régulièrement qu'elle est, avec l'Allemagne, championne du monde de l'épargne. Avec un taux d'épargne des ménages estimé à près de 16%, elle se situe nettement au-dessus de la moyenne européenne (11%) et des États-Unis (environ 9%). La crise a encore accentué le taux d'épargne des français, les insécurités dans l'emploi et sur les retraites ayant poussé à la hausse l'épargne de précaution des plus modestes. Or, dans un monde financiarisé où les capitaux circulent librement, cette épargne n'a aucune raison de rester en France. Les entreprises réduisent leurs investissements, faute de commandes, et la crise économique réduit les opportunités et la rentabilité des projets. Nos banques, qui sont parmi les plus puissantes au monde, se sont ainsi spécialisées dans le recyclage de cette épargne. Hier, elles achetaient des titres subprimes, aujourd'hui elles spéculent sur les matières premières. L'épargne française, quand elle ne va pas gonfler les paradis fiscaux, se perd dans les méandres de la finance internationale au lieu de répondre aux besoins de l'économie française.

Ces besoins justement, ils sont immenses. C'est le constat que nous avons fait en rédigeant notre « projet de relance écologique et social ». Besoin de sécurité économique pour les classes modestes, besoin de réveiller la consommation populaire, besoin de justice et de redistribution, besoin d'investissements publics dans les transports et les énergies renouvelables, besoin de construire de nouveaux logements et de créer l'infrastructure nécessaire au développement de la voiture électrique... Tous ces besoins ne peuvent attendre que nous parvenions à un hypothétique équilibre budgétaire. Nous faisons même le pari contraire : satisfaire les besoins économiques de la France est la condition de son rétablissement.

Car notre situation est aujourd'hui très difficile. Malgré une démographie toujours dynamique (à la différence d'autres pays européens) la croissance française est au point mort. Le pouvoir d'achat des ménages a baissé ; l'investissement et la rentabilité des entreprises françaises se sont effondrés. Dans un tel paysage, il est illusoire de croire que la compétitivité externe et plus généralement les « réformes structurelles » suffiront à faire repartir notre économie. Au mieux, les gains en matière d'amélioration de la balance commerciale compenseront les efforts demandés aux Français. Au pire, ils se heurteront à l'agressivité des politiques néo-mercantilistes menées ailleurs en Europe et ne produiront aucun emploi en France, tout en dégradant les conditions et les revenus du travail.

Pour sortir de cette impasse, nous préconisons un choc de relance de 43 milliards d'euros, dont 28 seront financés par la dépense publique. On nous dit qu'il n'y a plus d'argent, que l’État est en faillite. Nous répondons que jamais dans l'histoire l'argent n'a été aussi bon marché, puisque la France emprunte aujourd'hui à moins de 2 % à dix ans. C'est d'ailleurs tout le paradoxe de la situation présente : l'épargne des ménages cherche vainement à se placer, même à faible prix, et notre « sérieux budgétaire » lui claque la porte au nez.

Notre plan de relance ne constitue rien d'autre qu'une tentative pour concilier les besoins de nos épargnants avec les besoins de notre économie. Nous proposons pour cela de lancer un grand emprunt populaire, rémunéré au taux du marché, soit environ 2 %. Les épargnants trouveront ainsi un placement sécurisé, simple et utile pour notre économie, légèrement mieux rémunéré que le livret A (1,75%). Afin de garantir la liquidité de cette épargne, l’État s'engagera à racheter ses créances aux souscripteurs qui en feront la demande. Cet emprunt aura ainsi un double avantage. D'un côté il donnera une vraie perspective citoyenne aux épargnants dont beaucoup sont réticents à placer leur argent dans des fonds dont la gestion est parfois opaque ; d'un autre côté il permettra à l’État de financer ses dépenses d'avenir sans avoir de comptes à rendre aux marchés financiers. Nos concitoyens auront ainsi l'assurance que l'argent récolté sera utilement dépensé, tandis que l’État pourra s'assurer d'une source de financement pérenne pour développer des projets ciblés et porteurs de croissance.

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